POR ILI

signifie "pour eux" en esperanto. L' asbl Por ili internacia organise de l'aide humanitaire en Belgique et à l'étranger.

 

 

 

 

 

 

 



Albanie

 

Pays d'une beauté époustouflante, l'Albanie contrebalance son charme par des infrastructures délabrées héritées de la période enveriste (du nom d'Enver Hodja, l'ancien dictateur stalinien mort en 1985), une organisation politique fragile et le poids encore important des structures claniques dans son organisation sociale.

En Albanie, des routes délabrées mènent encore à des centres industriels à l'abandon ou à des puits de pétrole arrêtés et rouillés, que protègent des bunkers jamais utilisés. De 1945 à 1992, le petit pays a connu ce qui fut vraisemblablement la dictature la plus fermée et la plus rigide d'Europe. Corollaire : l'héritage communiste, la pauvreté omniprésente, le manque d'habitude dans les relations avec l'étranger, une économie publique plombée par la dette, les déficits commerciaux ou de l'Etat et un secteur privé d'où la vision à long terme est absente sont autant d'obstacles que les Albanais doivent surmonter pour atteindre leur équilibre.

Sur le plan politique, le pays connaît depuis 1992 une alternance régulière entre gauche et droite. Bien qu'à chaque élection, la tension soit extrême et que, parfois, le perdant brandisse la menace de la déstabilisation, le système se maintient. Mais l'image agitée que renvoie l'Albanie a pour l'instant retardé l'ouverture, avec l'Union Européenne, de négociations d'association sur le modèle de la Croatie ou de la Macédoine. En 1997, l'effondrement du système bancaire pyramidal ruinait encore le pays, qui basculait dans l'anarchie. En 1998 et 1999, la politique discriminatoire de Milosevic au Kosovo et le conflit qui régnait dans cette province transformait le Nord de l'Albanie en un gigantesque camp de réfugiés.

En 2000, la guérilla nationaliste albanaise de Macédoine projetait encore le spectre de l'instabilité dans le pays. Malgré ces crises énormes qui impliquaient l'Albanie à des degrés divers, le pays a su éviter la guerre civile et la confrontation avec ses voisins. C'est remarquable. Les Albanais d'Albanie résistent-ils mieux aux sirènes du nationalisme que les autres peuples des Balkans ? Peut-être. Ils pourraient en tout cas jouer un rôle stabilisateur dans la région bien plus important que celui qu'ils remplissent aujourd'hui.

Population :

3 544 841 habitants
(est. 2002)

Densité :

123.30 hab./km²

Superficie :

28 750 km²

Capitale :

Tirana

Principales villes :

Durrës, Elbasan, Shkodër, Vlorë, Korcë

Pays voisins :

Serbie et Montenegro, Grèce, Macédoine

Point culminant :

Korabi 2 764 m.

Monnaie :

Lek

Langue(s) parlée(s) :

Albanais

Langue(s) officielle(s) :

Albanais

Fête nationale :

28 novembre

Statut :

République parlementaire